(ce message s'autodétruira dans 24 heures)
Placebo (feat. Kate Bush) : "Running up that Hill"
Ils sont arrivés, lentement, un par un, tout autour...en cercle. Feu ! J'ai pris le projectile en pleine tête. Je ne m'y attendais pas, mais je le savais depuis longtemps, en fait ; la seule issue véritable. Sur la route, le combat est inévitable et le meurtre salutaire... ça aurait pu être la fin, mais c'est à un début que ça ressemble.
Les éclats de cuivre et la limaille de fer se sont incrustés, d'abord, trouant les os du crâne et bouchant les veines, asphyxiées. Puis ils se sont détachés, particules libres et lourdes, électriques presque, qui circulent maintenant sans cesse dans mon flux rouge, laissant échapper des décharges schizophrènes. Tu sais, ce n'est pas si douloureux. Juste un peu aigu parfois, quand le métal se rassemble au creux du ventre, pour se changer en métronome d'un chant alarmiste. Juste doux quand il se dé-soude à nouveau, en voyageurs minuscules, pour que le torrent redémarre, se précipite et m'envahisse. A quoi bon lutter de toute façon ? M'en défaire ? Les extraire, bouche béante, pliée en deux ? Je ne ferais que perdre la bataille de l'alchimiste idéaliste : du plomb en pleine tête changés en copeaux d'or.
J'y crois encore !
Alors je laisse les morceaux de balles habiter là, dedans, en locataires permanents, exclusifs et jaloux. Ils ont pris ma possession, ô mon unique amour possible, me laissant chavirer entre la haine et le désir des autres, des hommes, passionnément, par intermittence, à devenir dingue. Ne serais-je qu'une anthropophage, de nouveaux corps à manger, vitamines pour peau et esprit ? Je joue à l'élastique, m'envoie faire l'équilibriste sur le fil de fer, suspendu entre deux pics, au milieu d'un champs, dans lequel je trouverais surement le grand repos d'amour. Mais je ne peux pas descendre, ni m'arrêter. J'avance. Aveugle et extra-lucide. Je laisse s'encroûter dans l'herbe verte les contes de princes et de fées.
Et s'ils avaient toujours été là, juste dé-comatés et éparpillés par l'impact ? Et si c'était la cartographie déchirée d'un autre monde ? Et si je les avais inventés moi-même ? Ce serait ça la folie ? Penses-tu que le coup puisse être volontaire ? Crois-tu à un semblant d'ignorance ? Serait ce un puzzle enchanteur ? Une décomposition subtile à reconstituer comme une légende en désordre, un message à comprendre ?
Les éclats de cuivre et la limaille de fer se sont incrustés, d'abord, trouant les os du crâne et bouchant les veines, asphyxiées. Puis ils se sont détachés, particules libres et lourdes, électriques presque, qui circulent maintenant sans cesse dans mon flux rouge, laissant échapper des décharges schizophrènes. Tu sais, ce n'est pas si douloureux. Juste un peu aigu parfois, quand le métal se rassemble au creux du ventre, pour se changer en métronome d'un chant alarmiste. Juste doux quand il se dé-soude à nouveau, en voyageurs minuscules, pour que le torrent redémarre, se précipite et m'envahisse. A quoi bon lutter de toute façon ? M'en défaire ? Les extraire, bouche béante, pliée en deux ? Je ne ferais que perdre la bataille de l'alchimiste idéaliste : du plomb en pleine tête changés en copeaux d'or.
J'y crois encore !
Alors je laisse les morceaux de balles habiter là, dedans, en locataires permanents, exclusifs et jaloux. Ils ont pris ma possession, ô mon unique amour possible, me laissant chavirer entre la haine et le désir des autres, des hommes, passionnément, par intermittence, à devenir dingue. Ne serais-je qu'une anthropophage, de nouveaux corps à manger, vitamines pour peau et esprit ? Je joue à l'élastique, m'envoie faire l'équilibriste sur le fil de fer, suspendu entre deux pics, au milieu d'un champs, dans lequel je trouverais surement le grand repos d'amour. Mais je ne peux pas descendre, ni m'arrêter. J'avance. Aveugle et extra-lucide. Je laisse s'encroûter dans l'herbe verte les contes de princes et de fées.
Et s'ils avaient toujours été là, juste dé-comatés et éparpillés par l'impact ? Et si c'était la cartographie déchirée d'un autre monde ? Et si je les avais inventés moi-même ? Ce serait ça la folie ? Penses-tu que le coup puisse être volontaire ? Crois-tu à un semblant d'ignorance ? Serait ce un puzzle enchanteur ? Une décomposition subtile à reconstituer comme une légende en désordre, un message à comprendre ?

