lundi 26 mai 2008

Pourquoi les Tatache(s) et les Ouelbète(s) ? : part 2

Bonne question, la plus cruciale en fait !
En réalité je crois que c'est une histoire d'humeur et d'émotion du moment. Mettons nous une musique d'ambiance et voyons un peu ce que ça donne. Pour commencer, on plombe un peu et ensuite on décolle, okay ?
Let's have two Minor' moments, my Dear ! Ready ?


1)Plombé :


Il y a ces hommes, nos pseudos idéaux et leur songes dans lesquels nous nous évadons, au 7ème ciel, là où il n'y a plus rien à craindre... Un peu comme un temps suspendu, une bulle flotteuse devant l'éternel. La réalité, tellement morne et sage, elle, ne ferait que nous aspirer sous terre.... vite, plus vite que prévu !
Il y a cette envie de nous remplir avant la fin, même si les vivres se font rares, qui nous souffle un implacable appétit imaginaire, comme pour gonfler un ballon d'eau né pour finir vide.
Il y a notre intelligence que nous défendons par la passion, à en devenir dingue, pour lui donner une raison d'être, un étandard, pour qu'elle devienne un bastion inattaquable, prête à tout comprendre.
Il y a l'amour, unique sentiment purement humain, tu le sais : celui qui fait mal ou fait naître, le tactile et violent coup dans l'estomac, le seul à te faire sentir que tu es encore en vie. Alors nous lui courons après, pour exister, comme des échevelées, allumant toutes les lumières sur la route : des histoires aux hypothèses, en passant par les souvenirs, pourvu que tout reste en alerte... ne pas s'endormir.
Il y a les croyances, cruelles, indispensables mais absentes que nous allons chercher dans les contes de notre enfance, marchant à reculons vers l'insouciance et son pays des fées, quand on ne sait plus vers quoi on avance.
Il y a les traces que l'on voudrait laisser, des empreintes même, au fer rouge, marquées dans les chairs et surtout les esprits pour nous en nous et après nous.

Il y a juste et surtout ce désir fougeux de plénitude, le lâcher prise entre des bras, entières, enfin !

2)Envolé :


On a 14 ans, et on aime être connes.
Frivole, du grande n'importe quoi limite foutage de gueule, joli pied de nez aux interdits et aux coincés de la fesse. Nous on veut du cancan, du caustique, de l'aventure et de la main sur la bouche pour dire des tonnes de conneries. On réclame de la provoc, de la bousculade, de la révolte, du coup de latte à tous les plonplons de la vie et des nichons qui nous picotent. C'est comme ça, ça nous gratte, on prend tout ce qui passe pourvu que ça nous chatouille et que ça nous embarque.

Qu'ils soient les hommes de nos vies ou des quatre heures à moteurs, nous, on les bouffera quand même : le caprice c'est comme le Nutella, on en fait une boulimie ou on le jette à la poubelle pour cause de rondeurs garanties ; la vie c'est comme une boîte de chocolat : y en a avec de l'alcool ?... Chouette, je veux ceux là ! Les autres, ils piquent, ils collent, ça pue le formol par ici !!! Et puis si on les veut pour toujours, on les attrapera aussi, il suffit qu'on le décide et le tour est joué. Le défi c'est juste pour notre pomme, engranger toute la passion, en réserve ou en bonne bouffe du dimanche, on a qu'à tendre la main pour nous rassasier. Encore ! Encore ! Encore !

C'est comme ça depuis qu'on est toute petites, qu'est ce que tu veux que je te dise : quand on peut pas courir ou sauter sur un trampoline, on gigote dans notre tête et tant pis si on se casse la gueule. Pour nous tout est possible : de la liberté à perdre haleine et de l'amour plein les poches, on se chromera toujours un peu les genoux. Mais l'ennui ne passera par nous, quitte à être complètement folles. Moi je veux bien finir avec une camisole, pourvu que je continue à me marrer !!!


Alors ? Just a question of mood ?

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